Les justifications genrées de la transgression scolaire
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Date
Type
Artigo
Classfication
Date
Authors
Journal Title
Educação & Formação
Journal ISSN
2448-3583
Page(s)/e-location
e4610
Language
fr
Source
Source
Fortaleza
6
2
maio/ago.
6
2
maio/ago.
Collections
Abstract
Este estudo é parte de uma tese em Ciências da Educaçãodefendida em 2018 na Universidadede Montpellier, França. Numerosos estudos destacam o tratamento diferenciado em açãono espaço escolar quandomeninas ou meninos transgridem as regras. Masserá que nos questionamos coletivamente sobre os argumentos apresentados para justificar esses comportamentos, para lhes dar uma explicação? Tanto professores quanto alunos se contentamcomjustificativas que estão em consonância com as representações sociais. Os meninostransgrediriam por imaturidade, por desejo de “tornar as coisas interessantes”paraos colegas, ou por falta de controle sobre suas emoções, tais como a raiva. Por outro lado, e pela mesma transgressão, as entrevistadas explicaram as diferenças de comportamento entre as meninas através de reações defensivas (e não ofensivas), problemas pessoais –aos quais elas seriam submetidas –e uma cruel falta de moderação em suas reações. Os meninos são julgados responsáveis, mas também sujeitos à sua natureza; as meninas são consideradas vítimas de situações de transgressão ao assumirem a responsabilidade por suas ações. Com base em uma amostra de 500 alunos e 29 professores, da Educação Infantil ao Ensino Médio, é através de uma pesquisa parcialmente qualitativa (entrevistas e observações) que proponho interrogar e pensar na transgressão escolar através do prisma de um mecanismo que é mantido continuamentee que mostra como a transgressão é um índice analítico das relações de gênero na escola.
This study is part of a thesis in educational sciences defended in 2018 at the University of Montpellier, France. Numerous studies highlight the differentiated treatment at work in the school space when female or male students transgress the rules. But have we collectively questioned ourselves about the arguments put forward to justify these behaviors, to give them an explanation? Teachers and students alike are comforted by justifications that are in line with social representations. Male students would transgress out of immaturity, out of a desire to "make things interesting" to peers, or out of a lack of control over their emotions, such as anger. On the other hand, and for the sametransgression, the interviewees explain the differences in the behaviour of female students by defensive (and not offensive) reactions, personal problems -to which they would be subjected -and a cruel lack of moderation in their reactions. Boys are judged responsible but also subject to their nature; girls are considered victims of transgression situations by taking responsibility for their actions. Based on a sample of 500 students and 29 teachers, from kindergarten to high school, it is through a partly qualitative survey (interviews and observations) that I propose to question and think about school transgression through the prism of a mechanism that is continuously maintained, and shows how transgression is a school gender analyzer.
Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une thèse en sciences de l’éducation soutenue en 2018 à l’Université de Montpellier, en France. De nombreuses études mettent en évidence le traitement différencié à l’œuvre dans l’espace scolaire lorsque les élèves filles ou les élèves garçons transgressent les règles. Mais nous sommes nous collectivement interrogés sur les arguments mis en avant pour justifier ces comportements, pour leur donner une explication? Enseignants comme élèves se confortent dans des justifications conformes aux représentations sociales. Les élèves garçons transgresseraient par immaturité, par envie de « faire l’intéressant » auprès des pairs ou encore par manque de contrôle de leurs émotions, comme la colère. En revanche, et pour une même transgression, les interviewés expliquent les écarts de comportements des élèves filles par des réactions de défense (et non d’attaque), des problématiques personnelles –auxquelles elles seraient soumises –et un manque cruel de modération dans leurs réactions. On juge les garçons responsables mais également soumis à leur nature, on considère les filles victimes des situations de transgressions en les dé-responsabilisant de leurs actes. À partir d’un échantillon de 500 élèves et 29 enseignants, de la maternelle au lycée, c’est à travers une enquête en partie qualitative (entretiens et observations) que je propose d’interroger et de penser la transgression scolaire au prisme d’un mécanisme qui s’entretient continuellement, et qui montre comment la transgression est un analyseur du genre scolaire.
This study is part of a thesis in educational sciences defended in 2018 at the University of Montpellier, France. Numerous studies highlight the differentiated treatment at work in the school space when female or male students transgress the rules. But have we collectively questioned ourselves about the arguments put forward to justify these behaviors, to give them an explanation? Teachers and students alike are comforted by justifications that are in line with social representations. Male students would transgress out of immaturity, out of a desire to "make things interesting" to peers, or out of a lack of control over their emotions, such as anger. On the other hand, and for the sametransgression, the interviewees explain the differences in the behaviour of female students by defensive (and not offensive) reactions, personal problems -to which they would be subjected -and a cruel lack of moderation in their reactions. Boys are judged responsible but also subject to their nature; girls are considered victims of transgression situations by taking responsibility for their actions. Based on a sample of 500 students and 29 teachers, from kindergarten to high school, it is through a partly qualitative survey (interviews and observations) that I propose to question and think about school transgression through the prism of a mechanism that is continuously maintained, and shows how transgression is a school gender analyzer.
Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une thèse en sciences de l’éducation soutenue en 2018 à l’Université de Montpellier, en France. De nombreuses études mettent en évidence le traitement différencié à l’œuvre dans l’espace scolaire lorsque les élèves filles ou les élèves garçons transgressent les règles. Mais nous sommes nous collectivement interrogés sur les arguments mis en avant pour justifier ces comportements, pour leur donner une explication? Enseignants comme élèves se confortent dans des justifications conformes aux représentations sociales. Les élèves garçons transgresseraient par immaturité, par envie de « faire l’intéressant » auprès des pairs ou encore par manque de contrôle de leurs émotions, comme la colère. En revanche, et pour une même transgression, les interviewés expliquent les écarts de comportements des élèves filles par des réactions de défense (et non d’attaque), des problématiques personnelles –auxquelles elles seraient soumises –et un manque cruel de modération dans leurs réactions. On juge les garçons responsables mais également soumis à leur nature, on considère les filles victimes des situations de transgressions en les dé-responsabilisant de leurs actes. À partir d’un échantillon de 500 élèves et 29 enseignants, de la maternelle au lycée, c’est à travers une enquête en partie qualitative (entretiens et observations) que je propose d’interroger et de penser la transgression scolaire au prisme d’un mécanisme qui s’entretient continuellement, et qui montre comment la transgression est un analyseur du genre scolaire.
Description
Keywords
Transgressão, Gênero, Representações sociais, Desigualdades, Instituições educacionais, Transgression, Gender, Social representations, Inequalities, Educational institutions, Transgression, Genre, Représentations sociales, Inégalités, Établissements scolaires
Citation
DEYRIES, Sophie Duteil. Les justifications genrées de la transgression scolaire. Educação & Formação, Fortaleza, v. 6, n. 2, p. e4610, maio/ago. 2021. https://doi.org/10.25053/redufor.v6i2.5512. Disponível em: https://revistas.uece.br/index.php/redufor/article/view/5512/4327. Acesso em: 2022-03-22
